La durée maximale des arrêts de travail est-elle plafonnée ?

Altéor Ressources Humaines répond à vos questions

Publié le 16/07/2026

Oui, à compter du 1er septembre 2026 : Les décrets d'application de la loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2026 ont été publiés au Journal officiel du 13 juin 2026. Ils précisent les modalités d’encadrement des arrêts de travail à compter du 1er septembre 2026.

Une durée maximale pour les arrêts de travail

Les médecins, chirurgiens-dentistes et sages-femmes devront respecter de nouvelles durées maximales pour les arrêts de travail prescrits :

  • 31 jours pour une première prescription ;
  • 62 jours pour un renouvellement.

Les renouvellements successifs demeurent possibles, mais dans le respect de ce plafond pour chaque renouvellement.

Ces plafonds s'appliquent aux prescriptions initiales et aux prolongations établies à partir du 1er septembre 2026.

Toutefois, le professionnel de santé pourra prescrire un arrêt d'une durée supérieure lorsqu'il estime que l'état de santé du patient le justifie. Cette décision devra être motivée sur l'avis d'arrêt de travail, en tenant compte, le cas échéant, des recommandations de la Haute Autorité de santé.

Par ailleurs, pour tout renouvellement d’arrêt de travail d’une durée supérieure à trois mois, le prescripteur pourra, à compter du 1er septembre 2026, solliciter l’avis du service du contrôle médical.

Fin d'une règle spécifique pour les IVG médicamenteuses

Le décret supprime également la règle particulière applicable aux arrêts de travail prescrits par les sages-femmes dans le cadre d'une interruption volontaire de grossesse (IVG) médicamenteuse.

Jusqu'à présent, ces arrêts étaient limités à quatre jours calendaires, renouvelables une fois. À compter du 1er septembre 2026, ils seront soumis aux mêmes plafonds que l'ensemble des autres arrêts de travail, soit 31 jours pour une prescription initiale et 62 jours pour un renouvellement.

Une durée maximale d'indemnisation pour les accidents du travail et maladies professionnelles

Autre évolution majeure : la création d'une durée maximale de versement des indemnités journalières au titre des accidents du travail et des maladies professionnelles.

Pour les sinistres survenant à compter du 1er janvier 2027, les indemnités journalières ne pourront plus être versées au-delà d'une période de quatre ans, calculée de date à date.

Cette limitation ne concerne pas les salariés bénéficiant d'une reprise de travail aménagée ou d'un temps partiel thérapeutique autorisé par le médecin traitant.

Par ailleurs, lorsqu'un salarié reprend son activité pendant au moins un an avant une nouvelle interruption liée au même sinistre, une nouvelle période maximale d'indemnisation de quatre ans pourra être ouverte.

Notre conseil

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Rédigé par Papa Ndione